Le blog de Cordial – Page 2

Le robot est à la mode, alors parlons-en !

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La science-fiction n’est plus la seule à exploiter les rêves technologiques, la notion d’intelligence artificielle, d’homme augmenté. Après tout, la médecine prolonge l’espérance de vie et réduit les causes de mortalité, les transports nous mènent aux quatre coins du globe, les télécommunications relient les hommes entre eux. La technique est comme une réponse à tous les maux du siècle. Les innovations émergent, semblent à première vue superflues, mais se révèlent au fil des années indispensables. Des révolutions dans notre quotidien !

Actuellement, il est tout à fait possible de corriger ou de réparer certains dysfonctionnements du corps humain. Les lunettes corrigent la vue, le pacemaker stimule le rythme cardiaque, les prothèses remplacent les parties manquantes ou usées du corps. Mais ces exemples ont tous un point commun : ils n’accroissent pas les capacités, mais servent à les maintenir. L’homme retrouve ainsi des facultés normales. En effet, aussi tentant que cela puisse l’être, les technologies d’amélioration des facultés humaines soulèvent nombre de questions, notamment par rapport aux risques directs et effets secondaires.

Et si l’on passait de l’homme réparé à l’homme augmenté ? Et si l’on transcendait l’être humain avec les innovations technologiques ?

Grâce aux avancées technologiques, l’homme est capable de plus en plus de prouesses. Ainsi, un robot autonome baptisé STAR a surpassé l’humain dans une intervention chirurgicale. Un bracelet révolutionnaire moins cher qu’un biberon détecte les maladies cardiaques des nouveaux-nés. Ou encore, Digital Lollipop, une sucette numérique qui introduit le sens du goût à Internet grâce à une palette gustative. Imaginez-vous devant votre télévision en train de regarder une émission culinaire et de goûter ce que vous voyez !

Bien que présentes dans des domaines spécifiques et techniques, certaines avancées technologiques sont plus accessibles et conçues pour être utilisées au quotidien. C’est le cas par exemple des lunettes intelligentes qui préviennent les cyclistes lorsqu’une voiture s’approche d’eux. De l’application Google Traduction qui traduit instantanément ce que vous dites ou entendez dans la langue souhaitée. Ou bien encore des correcteurs d’orthographe, qui comblent les lacunes et interviennent afin de pallier les difficultés de la langue, valoriser les connaissances, faire de vous un auteur augmenté.

Alors pourquoi ne pas devenir un homme augmenté en utilisant les technologies de demain ? Car après tout, ces objets utilisés tous les jours et qui augmentent nos capacités, ont également été les innovations d’hier, et ont amélioré notre quotidien, jusqu’à devenir indispensables.

Sophie MULLER – Chef de produit Cordial

Quand les réseaux sociaux stimulent le goût d’écrire

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Incontestablement, en quelques années, les réseaux sociaux ont profondément fait évoluer nos usages en matière de communication.
En effet, après avoir connu le phénomène des blogs, ils sont désormais l’un des principaux vecteurs d’échange et de communication, notamment auprès des jeunes qui écrivent quotidiennement sur ces plateformes pour partager leurs idées, humeurs, envies.
Ainsi, sur les 3,025 milliards d’internautes à travers le monde, 2,060 milliards sont actifs sur les réseaux sociaux. Au niveau du temps qui leur est consacré, il est de deux heures par jour dans le monde et plus précisément de 1h30 en France. (Source : We Are Social Singapore)

La communication écrite n’a jamais été aussi dynamique.

En effet, écrire et partager largement ses idées est maintenant à la portée de tous. Certains en ont d’ailleurs fait l’une de leurs principales activités (blogueurs, etc.). Cette donnée stratégique démontre que contrairement aux idées reçues, le goût pour l’écriture n’a finalement jamais été aussi prononcé. Cela est particulièrement vrai chez les plus jeunes qui positionnent les réseaux sociaux et les SMS comme leurs principaux vecteurs d’échanges.

Mais la profusion des échanges se fait-elle au détriment de l’orthographe ?

C’est à ce niveau que le débat est particulièrement vif. En effet, nombre de puristes de l’orthographe et de la grammaire s’indignent régulièrement en mettant en avant les dérives liées à l’usage des réseaux sociaux par les plus jeunes notamment : orthographe approximative, syntaxe et règles grammaticales inexistantes. Autant d’éléments qui mettent en avant un mode de communication où la spontanéité de l’échange prévaudrait sur la qualité et la forme du message délivré.

N’est-ce pas plutôt générateur de stimulation à faire mieux et à donner le goût des lettres ?

La question est tout à fait légitime et mérite d’avoir une vision à plus long terme. En effet, le goût de l’écriture et de la lecture s’apprend au fil du temps. Après avoir eu une génération centrée sur la télévision et le téléphone filaire traditionnel (pas le smartphone), nous ne pouvons que nous réjouir d’avoir une nouvelle génération qui utilise massivement l’écrit pour communiquer. Ce point central devrait sûrement engendrer des passions et vocations pour l’écrit et encourager les internautes à progresser et enrichir leur vocabulaire, et plus globalement leur manière d’écrire.

Il ne faut donc pas s’alarmer, mais au contraire encourager cette dynamique de l’écrit en sensibilisant au fur et à mesure les plus jeunes sur la nécessité de faire évoluer sa plume. À n’en pas douter, l’écriture devrait entrer dans un nouvel âge d’or et occuper durablement une place centrale dans nos différents échanges.

Sophie MULLER – Chef de produit Cordial

Vive la langue française !

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Comme vous le savez, Cordial, c’est la correction par un ordinateur depuis plus de 20 ans. Son équipe innove tous les jours en observant la façon dont les gens écrivent sur le service de correction en ligne www.cordial-enligne.fr. Il est utilisé par près de 220 000 utilisateurs par mois. Les analyses sur cette masse de données constituent, de fait, un observatoire des erreurs réelles et de leur évolution.

Cet observatoire permet d’analyser des erreurs d’une population qui n’est pas forcément en confiance avec l’orthographe et la grammaire, mais qui reste soucieuse de bien écrire. Cette population, assez différente de celle analysée par la plupart des études, permet de relever de nouveaux indices issus de productions réelles et non de tests sur les irrégularités et autres « pièges » de la langue française.

Premier constat : les erreurs relatives à des règles jugées difficiles sont relativement peu fréquentes. Les erreurs portant sur l’accord verbal ou le participe passé ne représentent ainsi que 2 % des erreurs.

Autre idée reçue battue en brèche, le langage SMS est peu représenté. Par contre, cette année 2015 a vu l’émergence de formes issues de l’oral telles que « C’est qui qui doit passer ? » ou « Elle est où ta voiture ? ». Cela constitue une évolution tout à fait classique dans toutes les langues : la langue parlée évolue sans cesse tandis que le signe graphique s’adapte plus lentement.

Nous nous sommes donc penchés sur les types d’erreurs ayant le plus largement progressé afin de dégager des tendances sur les écrits actuels.

  • Les erreurs orthographiques (15,1% des erreurs) : 20% de ces erreurs proviennent d’un oubli d’accent. « Même », « être » et « plaît » (ce dernier étant le seul concerné par la réforme de l’orthographe) figurent le top 3 des pertes d’accent circonflexe. Doit-on incriminer des claviers peu adaptés à la langue française? Cette piste semble avoir convaincu le ministère de la Culture et de la Communication qui a chargé l’AFNOR de concevoir un nouveau clavier plus francophone.
  • L’oubli de la virgule (6,8 % des erreurs) : Si l’oubli d’une virgule peut paraître anodin, il change parfois le sens de la phrase et occasionne très souvent des erreurs d’accord. Il semble que la ponctuation soit la grande victime des nouvelles habitudes d’écriture.
  • Les erreurs de confusion entre deux mots (3,8 % des erreurs) : Les confusions « a » et « à », « ou » et « où», « sa » ou « ça », « sait – c’est – ses – ces » représentent à elles seules plus de 7 % de ces erreurs. À nouveau, on note que les cas de confusion les plus fréquents sont dus à des mots non accentués. Lorsqu’ils font des erreurs sur le genre, les utilisateurs emploient 6 fois sur 10 le masculin à la place du féminin. La prédominance du masculin induit donc encore des nombreuses erreurs.

La langue française, usez-en et abusez-en !

Célébrons le français en l’utilisant à tout-va.
Mieux vaut l’écorner un peu que le délaisser.

Sophie MULLER – Chef de produit Cordial

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